Simone Schwarz-Bart

9 décembre 1938 — Naissance
Naissance de Simone Schwarz-Bart à Saintes (Charentes-Maritimes). Elle est la fille de Robert-Rouget-Alix Brumant, militaire, et d’Alice Brumant née Didier, institutrice originaire de Guadeloupe.

1939-1945 — Séparation familiale pendant la guerre
Au début de la Seconde Guerre mondiale, son père est mobilisé. Sa mère retourne en Guadeloupe avec sa fille encore nourrisson (Simone a tout juste trois mois) et poursuit sa carrière d’enseignante dans différentes communes de l’île.

Années 1940 — Enfance guadeloupéenne
Simone grandit principalement à Trois-Rivières puis dans la région de Goyave. Elle est élevée dans un environnement rural, au contact des enfants du village et de la culture créole. Sa mère, institutrice, joue un rôle déterminant dans son éducation et dans celle des enfants de la communauté.

Années 1950 — Études secondaires en Guadeloupe
Après ses premières années d’école à Trois-Rivières, elle poursuit sa scolarité au Cours Michelet à Pointe-à-Pitre puis au lycée Gerville-Réache de Basse-Terre.

Fin des années 1950 — Départ pour la France
À l’initiative de sa mère, elle part à Paris afin d’y préparer et passer son baccalauréat.

15 mai 1959 — Une rencontre déterminante
À Paris, devant la station de métro Cardinal-Lemoine, elle rencontre l’écrivain André Schwarz-Bart, qui vient d’achever le manuscrit du Dernier des Justes. Celui-ci recevra, en décembre de la même année le Prix Goncourt.

1961 — Mariage
Simone épouse André Schwarz-Bart à la mairie de la place Saint-Sulpice à Paris.

1961-1962 — Séjour en Afrique
Le couple s’installe à Dakar pendant environ un an et voyage régulièrement en Casamance, notamment à Séléki. Simone termine sa licence de propédeutique.

1963 — Installation en Suisse
Les Schwarz-Bart s’installent à Lausanne, qui devient leur principal lieu de résidence pendant plus d’une décennie. Simone y préside l’association de la communauté antillo-guyanaise et organise des rencontres culturelles.

1964-1968 — Première période lausannoise
Le couple vit à Prilly, dans un appartement modeste.

1967 — Première publication majeure
Publication du roman Un plat de porc aux bananes vertes, écrit à quatre mains avec André Schwarz-Bart. Le livre introduit Simone dans les milieux littéraires.

1968-1975 — Installation à Pully
La famille s’installe au chemin du Fau-Blanc à Pully, près de Lausanne.

1972 — Succès littéraire
Publication de Pluie et vent sur Télumée Miracle, roman inspiré de la mémoire des femmes rurales guadeloupéennes. L’ouvrage est finaliste du Prix Goncourt.

1973 — Reconnaissance littéraire
Le roman reçoit le prix des lectrices du magazine Elle.

1975 — Nouveau déménagement
La famille quitte Lausanne pour s’installer à Évian-les-Bains.

1978 — Retour en Guadeloupe
Simone et André Schwarz-Bart s’installent définitivement à Goyave.

Fin des années 1970 — Activités culturelles et commerciales
Le couple ouvre à Pointe-à-Pitre une boutique d’antiquités appelée Tim-Tim, consacrée à la restauration de meubles créoles.

1979 — Nouveau roman
Publication de Ti Jean l’Horizon, inspiré des contes créoles et finaliste du Prix Goncourt.

Années 1980 — Diversification de l’œuvre
Simone développe une œuvre variée mêlant roman, théâtre et essais.

1986 — Festival de cuisine créole à Paris
Invitée d’honneur lors d’un festival consacré aux cuisines créoles, elle prononce un discours qui donnera naissance au texte « Du fond des casseroles ».

1987 — Théâtre
Publication de la pièce Ton beau capitaine, consacrée à l’expérience de l’exil et de la migration haïtienne.

1988-1989 — Projet encyclopédique majeur
Publication de l’encyclopédie en six volumes Hommage à la femme noire, réalisée avec André Schwarz-Bart et plusieurs collaborateurs (Malka Marcovitch, Jean-François Ferdinand, Jacques Schwarz-Bart…). L’ouvrage rassemble cent-onze portraits de femmes de l’histoire du monde noir.

Années 1990 — Activités culturelles en Guadeloupe
Simone ouvre également le restaurant Le Petit Démêlé à Pointe-à-Pitre, lieu de rencontre sociale et culturelle.

Fin des années 1990 — Nouveau projet patrimonial
Elle crée le restaurant Le Bout du monde sur l’îlet Brumant, dans l’ancienne maison familiale, accompagné d’un petit musée consacré à la vie traditionnelle guadeloupéenne.

Après la mort d’André Schwarz-Bart
Elle se retire dans les hauteurs de Goyave, dans la maison familiale transformée en lieu culturel appelé La Souvenance.

2012 — Reconnaissance patrimoniale
La maison La Souvenance est classée « Maison des Illustres ».

2015 — Retour au cycle romanesque
Publication de L’ Ancêtre en Solitude.

2017 — Dernier roman publié à ce jour
Publication de Adieu Bogota, poursuivant le cycle narratif commencé avec Un plat de porc aux bananes vertes.


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